Faire vos semis - Étape par Étape

Par Marie-Pier Dumas - Horticultrice amateure

Mise à jour : 9 avril 2020

Image : Marie-Pier Dumas

Le matériel nécessaire

  • Semences de qualité – privilégier les semenciers québécois les semences sont mieux adaptées à notre climat. Lien vers la liste des semenciers québécois.

  • Pots ou Contenants de plastique de votre choix propres et perforés (pour plus de renseignements, référez-vous au module "Les pots et contenants à semis")

  • Plateaux étanches avec ou sans dôme

  • Alcool à friction pour la désinfection de vos outils.

  • Terreau à semis (germination) – privilégiez les marques de terreau québécoises. Comme Lambert et Promix).

  • Petits instruments de jardinage (facultatif)

  • Grand bac (style bac à vaisselle)

  • Identificateurs en plastique. Évitez les bâtonnets de bois style bâtonnets à café ou autre. Ceux-ci peuvent favorisé la prolifération des moisissures. Pas besoin de les acheter moi je récupère les languettes de vieux stores.

  • Crayon de plomb ou de feutre indélébile et résistant au UV - Je vous suggère fortement les crayons-feutres Sharpie par expérience j’ai eu quelques petits problèmes avec d’autres marques dont l’écriture, c’est effacé avec l’arrosage.

  • Vaporisateur et arrosoir à jet fin – Il est facile de fabriquer sa propre arrosoir à jet fin. Une simple bouteille en plastique dont vous avez au préalable perforé le bouchon de plusieurs petits trous (environ 20). Simple et économique.

  • Éclairage d’appoint (facultatif)

Faire ses semis

Étape #1 – Humidifier votre terreau

Déposez votre terreau à semis dans un grand bac de style bac à vaisselle. Versez graduellement de l’eau sur votre terreau et bien mélanger. Votre terreau doit être humide au toucher sans être détrempé. Lors que vous serrez une petite quantité de terreau dans votre main, s’il conserve sa forme c’est parfait. Par contre, si vous sentez de l’eau s’écouler entre vos doigts, c’est qu’il est détrempé. Ajoutez du terreau graduellement, jusqu’à obtention de la texture désirer.

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L’ajout de fertilisant à cette étape est fortement déconseillé. Il pourrait nuire à la germination.

Étape #2 – Remplir les contenants de terreau

Assurez-vous de ne pas compresser le terreau en remplissant les contenants à semis. Les graines germeront mieux dans un sol léger et bien aéré.

Étape #3 – Semer et identification

Afin de déterminer la profondeur des semailles bien lire les indications le sachet de semences. Si toute fois l’information est indisponible voici un calcul simple. Semez à une profondeur correspondant a deux fois l’épaisseur de la semence.

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Il existe plusieurs techniques de semis. Si vous utilisez des multicellules, semez 1 à 2 graines par cellule. Vous pouvez aussi semer à la voler dans un grand contenant dont vous pourrez repiquer les jeunes plantules plus tard. Cette technique permet de maximiser l’espace.

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Une fois les semences en place, recouvrez de terreau puis presser LÉGÈREMENT et humidifier a l’aide d’un vaporisateur. Il ne faut pas trop presser la terre. Les plantules auront besoin d’espace pour que leur système racinaire se développe.

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N’oubliez pas d’identifier vos semis au fur et à mesure que vous les faites. N’attendez pas à la fin, ceci vous évitera des problèmes. Noter aussi la date.

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ATTENTION certaines variétés de légumes tels que la grande famille des choux, ainsi les concombres, les courges et les melons n’aiment pas le repiquage. Leur système racinaire est trop fragile et le repiquage intérieur n’est pas recommandé. Semez-les dans des contenants individuels ou des multicellules de plus grande taille afin de faciliter leur transplantation au jardin et ainsi éviter la transplantation intérieure. Les semis directs au jardin sont préférables pour les haricots, les concombres, les courge et les citrouilles et pour certaines fleurs telles que la capucine et tournesol.

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Prenez note aussi que les légumes racines tels que le radis, la carotte et le panais se font en semis direct au jardin!

Étape #4 – Recouvrir vos semis

Afin de maximiser l’apport en humidité, recouvrez vos semis d’un dôme ou d’une simple pellicule de plastique style Saran wrap. Je recommande fortement de laisser une légère ouverture afin de permettre à l’air de circuler.

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ATTENTION un taux d’humidité trop élever, si vous constatez une trop grande accumulation de condensation sur les parois de votre dôme ou votre pellicule de plastique retirez le pendant quelques heures, ceci évitera la prolifération des moisissures ou l’apparition de la fonte des semis.

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Une fois qu’environ 50% des semis ont déployé leur cotylédon retirer le dôme.

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Étape #5 - L’arrosage

Votre principale tâche à cette étape est de vous soucier des besoins en eau de vos petits protégés. Humidifiez au besoin le terreau en surface avec un simple pulvérisateur d’eau température ambiante. Vérifiez régulièrement et assurez-vous que le terreau reste humide, mais pas détremper.

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Vous pouvez ajouter une petite couche de vermiculite. Elle permet de protéger vos semis contre la sécheresse et les courants d’air en maximisant l’apport en humidité.

Étape #6 – L’entreposage

Une fois vos semis dûment préparer placer les dans un endroit chaud à une température variant de 21°C à 25°C.

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Étape #7 - L'éclairage

Les semis ont besoin de 14 à 18 heures de luminosité par jour. Lors que la luminosité naturelle est insuffisante, l'achat de fluorescent (néon) empressement conçu pour les plantes est fortement recommandé .  Il existe aussi d'autres alternatives comme les fluocompacts pour plant, la lumière à LED ou la lampe au sodium, mais celle-ci sont beaucoup plus dispendieuses.

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ATTENTION au rebord de fenêtre, la température peut descendre considérablement et tuer vos semis.

Référence :

G0935-LAMBERT-Annonce - Un jardin pour l

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